La saga du domaine des sources de la Siagne

Le domaine des sources de la Siagne comme lieu de tournage de films, en voilà une découverte !
Et pourtant, c’est bien ce qui est proposé à la location aux réalisateurs en quête de cadre bucolique sur le site de : Film France CNC. A noter que depuis un contact téléphonique entre FNE (06) et l’agence l’annonce a été retirée du site de Film France CNC !

Crédits photo : © Commission du Film Alpes-Maritimes Côte d’Azur 2024

Les sources de la Siagne, en tant que milieu aquatique et naturel par excellence, sont concernées par 3 périmètres institutionnels :

On peut s’étonner que dans aucun de ces cadres, depuis que le département des Alpes-Maritimes s’est porté acquéreur du domaine, cet usage n’ait été évoqué.

Pourtant les crédits photo attestent d’un accord vraisemblablement installé depuis 2024 avec la Commission du Film Alpes-Maritimes Côte d’Azur. Plusieurs comités de pilotage, commissions locales de l’eau, ou commissions GEMAPI se sont tenues depuis, mais aucune information n’a été communiquée…

Alors, on peut s’interroger. A quel indicateur de gestion d’un site protégé, le tournage d’un film peut-il bien se rapporter ?…

Un cahier des charges a-t-il été établi pour garantir le respect de ce site Natura 2000 et limiter les pressions anthropiques : taille des équipes, durée et conditions de tournage, hébergement ou non, barbecue ?

A qui reviennent les produits de la location ? Quel est le barème ? Comment a été prise la décision ?

Et si le tournage dérape, comment sont fixés les montants des dédommagements ? Un état des lieux initial a-t-il été réalisé ? Du bâti on imagine que oui ! Mais un inventaire des milieux naturels, des espèces protégées, des habitats, raison première pour laquelle ce site a pu être préempté et acheté via la SAFER (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) ?

Depuis plus de deux ans que le site a été racheté par le département à la SAFER, puis transféré à la CAPG (Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse) et finalement à la mairie de Saint-Vallier, en reprenant l’objectif dévolu à la SAFER, personne ne sait ce qui s’y fait, personne n’a le droit d’y pénétrer.

Dans l’immédiat, sans accès (puisque la route est effondrée depuis plus d’un an) la question ne se pose pas. A moins que l’accès en hélico ne soit toléré pour les films d’action ?

Comité de pilotage Natura 2000 de la Siagne

Un comité de pilotage Natura 2000 Siagne a eu lieu à Saint-Cézaire le 21 janvier 2026 auquel participent deux représentants de FNE, un pour les Alpes-Maritimes et un pour le Var.

Le SMIAGE emploie une personne pour Natura 2000 à mi temps sur le fleuve Var et à mi temps sur la Siagne.

Nous avons eu un exposé sur la tortue Cistude d’Europe observée sur différents sites dans la Siagne intermédiaire. Une équipe a posé des mini balises GPS/GSM avec panneau solaire sur des tortues dont les parcours ont pu être reconstitués. Il a été constaté que ces tortues, en principe aquatiques, pouvaient faire de longs cheminements terrestres entre deux sites, ce qui est un scoop pour les spécialistes de cette espèce.

Nous avons eu un autre exposé sur l’étude et la protection des chauves-souris dans des grottes de la vallée de la Siagne avec le GCP : Groupe Chiroptère de Provence.

Une opération de protection de bois sénescent est financée à Saint-Vallier pour protéger 34 arbres anciens de la coupe.

Des observations de Salamandre, de Genette, d’un couple d’Aigle royal et de faucon pèlerin ont été réalisées. De même pour le Lis Turban, les Orchis et Ophrys. Dans le passé l’annonce de la présence d’écrevisse blanche aurait entraîné une razzia sur l’espèce qui a connu un très rapide déclin.

Il y a un projet de déséquipement de voies d’escalade « sauvages » dans les gorges. Nous suggérons d’associer la FFME et le CAF à ce comité à des fins de communication, d’explication et de pédagogie sur les zones protégées.

Des problèmes sont constatés avec certaines activités sportives (par ex VTT) peu respectueuses de l’environnement.

Il y a un problème de surfréquentation par les chiens, dans la vallée de la Siagne, dont les propriétaires ne ramassent pas les déjections.

Le maire de Saint-Cézaire confirme le caractère public du domaine des sources de la Siagne et sa vocation pédagogique en particulier pour les scolaires. Il n’y a toutefois pas de visibilité sur la réfection de la route d’accès éboulée depuis un an.

Il faut noter que cette réunion se déroule dans une ambiance très cordiale entre élus, professionnels de l’environnement et associatifs.

Référence : Site Natura 2000 de la Siagne

La CLE de la Siagne n’est pas un long fleuve tranquille

FNE (06 et 83) est représentée à la CLE Commission Locale de l’Eau pour le bassin de la Siagne.
L’eau du bassin versant de la Siagne est partagée entre deux départements, couvrant 26 communes réparties entre les intercommunalités du Pays de Grasse, du Pays de Fayence, de Cannes Pays de Lérins et d’Estérel Côte d’Azur. Afin de prendre en compte les besoins de tous les usagers de la ressource sur le territoire, la CLE est chargée d’une approche globale, interdisciplinaire et participative, mais il faut savoir que…


La Siagne au barrage de Tanneron.

La problématique de l’eau est gérée à l’échelle du bassin versant d’un fleuve ou d’une rivière. Pour ce faire, dans les situation critiques, un ensemble de documents appelé SAGE pour Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau doit être élaboré. Le SAGE s’inscrit dans le cadre d’un Schéma Directeur ou SDAGE, établi au niveau du bassin hydrographique du Rhône.

Dans le cadre du SAGE, une Commission Locale de l’Eau (CLE) est créée par le préfet. Elle est composée de 3 collèges des représentants des collectivités territoriales (50%), de l’Etat et des usagers de l’eau, dont les associations. Le rôle de la CLE est d’établir et de suivre l’application du SAGE.

Dans le cas de la Siagne, l’animation de la démarche du SAGE a été transférée à une institution appelée SMIAGE (Syndicat Mixte pour les Inondation, l’Aménagement et la Gestion de l’Eau Maralpin). Le SMIAGE assure également la présidence de la CLE, en la personne de son vice-président et président de la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse, Jérôme Viaud. France Nature Environnement dispose d’un siège, qu’elle se partage entre un représentant pour les Alpes-Maritimes et un pour le Var. Le représentant de FNE pour les AM est un membre de l’association ASPIC, membre du réseau FNE (06).

La participation à cette CLE aura été la source de nombreuses surprises. En 2025, FNE est virée du bureau de la CLE au profit de la fédération de pêche. L’animation de la CLE est confiée à des entreprises de conseil pour (entre autre) le secteur de l’eau. Les membres de la CLE n’ont pas leur mot à dire sur l’ordre du jour des réunions ni sur les documents préparatoires présentés et discutés en séance. Les discussions ont lieu sur les mesures proposées dans les documents mais les problèmes de fond sont ignorés. Pas de débat sur le futur de l’économie résidentielle, sur la sobriété, sur la connaissance fine de la consommation en eau par secteur, par commune ou par décile, sur la connaissance fine de l’évolution des ressources en eau, sur le changement climatique ou encore sur la pollution due aux industries chimique, etc., etc.

Pour finir, après un an de travaux, premier coup de théâtre en réunion d’octobre 2025  : la ville de Cannes et la CACPL (Communauté d’Agglomération de Cannes Pays de Lérins ) s’opposent à la stratégie élaborée par la CLE et « exigent » de la refonder sur la REUT, c’est à dire sur la Réutilisation des Eaux Usées Traitées. On apprend ainsi qu’en parallèle et en catimini, un projet global de REUT a été établi avec un document de 40 pages dont la CLE n’a pas eu connaissance et n’a pas débattu. Cerise sur le gâteau, selon ce projet, les eaux issues du retraitement seraient acheminées à grand renfort d’énergie par un aqueduc d’une douzaine de km depuis la station d’épuration de Mandelieu jusqu’à Pégomas et le barrage de Tanneron à Auribeau pour être, tenez vous bien, réinjectées dans la Siagne et sa nappe alluviale.

Après ce coup de force, une deuxième CLE est convoquée fin décembre pour statuer sur le projet de stratégie basée sur la REUT. Et là, deuxième coup de théâtre. La quasi totalité des intervenants, dont FNE, s’opposent à cette vision. En effet, Cannes et la CACPL prétendent échapper aux nécessaires  économies d’eau avec l’argument de disposer de l’eau de la Siagne, du Loup, du lac de Saint Cassien et de la future REUT. De plus, la majorité des participants, dont beaucoup d’élus du pays de Grasse et la régie des eaux du canal Belletrud (RECB), émettent des réserves sur les aspects sanitaires et financiers. Pour finir, le sous-préfet démolit le projet de stratégie basée sur la REUT en indiquant que les piliers doivent être la sobriété, la solidarité entre les territoires et la résilience et que ce projet ne sera pas validé par le comité de bassin.  Le sous-préfet des AM propose un amendement à la stratégie originale du SAGE avec un nouveau paragraphe mentionnant la REUT comme un des outils possibles. La sous-préfète du Var apporte son soutien à cette vision.

La CLE vote à une très large majorité contre la stratégie basée sur la REUT et vote pour la stratégie originale amendée avec la proposition du sous-préfet.

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Le bassin versant de la Siagne et ses 26 communes (document SAGE Siagne)

FNE 06 dépose ses observations à L’enquête publique Plateforme logistique La Poste

Observations :

Politique de mutualisation régionale des plateformes de La Poste
Nous avons tous constaté la politique de liquidation des agences de proximité de La Poste (Nice-Thiers cédée à Chronopost, mise en location de Nice Wilson, etc,..)
De même que la disparition des 10.000 m2 du centre de tri postal de Nice aéroport. M. Gilles BERTAINA de la direction régionale de Fréjus convient que « le volume courrier a fortement chuté » et que la recherche d’un terrain équivalent dans les A-Mmes ne se justifiait pas, l’activité a donc été transférée sur la plateforme de Toulon qui a bénéficié d’une extension de 4.000 m² et 50 postes supplémentaires pour assurer cette mission, cela(…) « sans pénaliser la distribution du courrier traité depuis Toulon », rassure Gilles BERTAINA.
A cela s’ajoute la construction dans le Var d’une vaste plateforme de 12.000 m² qui assurera la distribution des colis du Var et des Alpes-Maritimes, actuellement traités dans le Vaucluse.

Cette mutualisation régionale des plateformes de La Poste nous semble parfaitement cohérente.

Dans le même temps, et à notre grande satisfaction, la métropole NCA a décidé de s’engager dans une démarche de « ville perméable »
Face aux effets du changement climatique et à l’intensification des pressions urbaines, la Métropole et ses partenaires ont engagé une stratégie audacieuse qui repense notre relation à l’eau et aux aménagements urbains.
Dans un contexte méditerranéen spécifique, entre mer et montagne, la ville perméable devient un véritable levier d’adaptation pour créer des îlots de fraîcheur, améliorer le cadre de vie, prévenir les risques de crues, et renforcer la résilience du territoire.
Depuis 2022, la régie Eau d’Azur pilote l’intégralité du petit cycle de l’eau pour mieux gérer les eaux pluviales et réduire les eaux claires parasites. Cette gestion intégrée permet de faire de notre métropole une ville éponge, plus résiliente et plus vivable.

Objectif : faire de l’eau une priorité en permettant son infiltration, en désimperméabilisant les sols, et en aménageant des espaces publics résilients

Mais, compte tenu de ces bonnes intentions, comment justifier le projet de PLATEFORME DE LA POSTE, dans la zone particulière sensible de Lingostière dans la basse vallée du Var?

Le dossier de construction de la plateforme logistique de La Poste à Nice présente plusieurs défauts et des lacunes importantes au niveau hydraulique, urbanistique et environnemental.

 Principaux points critiques relevés :

  1. Gestion des eaux pluviales et risques d’inondation :
  • Sur une parcelle de près de 21.000 m² dans une zone d’urbanisation dense et inondable, le projet ne prévoit aucun rejet de ses eaux pluviales dans le réseau métropolitain. Pourquoi ? La lutte contre le ruissellement et la pollution de la nappe phréatique sont indispensables
  • Près de 14 500 m² de remblais sont prévus dans le lit majeur du Var, infraction potentielle aux normes environnementales concernant les cours d’eau.
  • La modélisation hydraulique de l’impact du projet montre des lacunes, notamment dans l’analyse des crues exceptionnelles et centennales. Le vallon de Lingostière est absent des études. Pourquoi ?
  • Malgré les compensations proposées (remblais, imperméabilisation), une analyse plus approfondie et des mesures de transparence hydraulique sont indispensables.
  • Le projet touche à plusieurs objectifs du SAGE, comme la gestion des risques de crue, la préservation de la ressource en eau, l’augmentation du risque de pollution de la nappe alluviale. Leur prise en compte est insuffisante.
  1. Biodiversité et espaces naturels :
    Le projet affectera des zones écologiquement sensibles, notamment les habitats d’espèces protégées. La gestion de l’impact sur la faune et la flore est insuffisante et nécessite une étude plus approfondie
  2. Urbanisme et enjeux à moyen terme :
  • L’implantation de ce projet est totalement incohérente dans un secteur prévu en transition vers une zone d’espaces verts publics, avec l’objectif de préservation pour les générations futures, et des enjeux qui pourraient évoluer vers davantage d’espaces agricoles et naturels.
  • Alors que la basse vallée du Var était historiquement une zone de maraichage particulièrement riche, seule activité compatible avec les crues de ce fleuve à caractère torrentiel, la politique d’urbanisation dense engagée avec l’OIN Ecovallée a dangereusement dégradé la capacité d’autonomie alimentaire de NCA, et l’imperméabilisation des sols a aggravé le risque inondable. Ce projet s’inscrit dans ce même schéma.
  1. Pollution et impact sanitaire :
    Avec son implantation dans une zone d’activités de plus en plus dense, les besoins de transport générés par ce projet vont aggraver le taux de pollution atmosphérique, notamment aux particules fines, subie par les populations de la vallée, avec un impact sanitaire désastreux (maladies cardiovasculaires, respiratoires, neurologiques, cancers, décès prématurés)
  1. Vulnérabilité aux phénomènes extrêmes :
    En raison des insuffisances de l’étude de l’impact hydraulique, un complément est indispensable pour répondre aux besoins de transparence hydraulique, de modélisations des scénarios de crues et des impacts résiduels sur une zone d’urbanisation de plus en plus dense programmée par l’OIN. Demande de régularisation du dossier

Malgré quelques mesures compensatoires, des défauts subsistent, notamment dans la gestion du risque inondable, l’impact sur la biodiversité, et la prise en compte du changement climatique et des phénomènes extrêmes. Le dossier incomplet ne répond pas aux exigences légales et environnementales.

En conclusion,
Par sa pression urbaine supplémentaire, ce projet compromet la démarche de « ville perméable » engagée par la métropole NCA et sa volonté de reconsidérer sa relation à l’eau et aux aménagements urbains.
De plus, le dossier tel que soumis à l’enquête avec ses incohérences et insuffisances, est en totale contradiction avec la politique de mutualisation régionale de ses plateformes développée par La Poste.
Comment justifier ce projet, hormis une simple opération de valorisation du capital immobilier de La Poste ?
Dans ce cas, non seulement le projet ne répond pas à un intérêt public, mais il aggrave les risques inondables et la qualité de vie d’une zone déjà lourdement impactée,
En conséquence l’association France Nature Environnement Alpes-Maritimes conteste le projet dans son principe et ses conditions de réalisation.

Cagnes sur Mer, le 31 mars 2025
Pour le Conseil d’Administration

 

Chronique d’un nid d’aigle sacrifié.

Le nid d’aigle Vista Palace de Roquebrune Cap Martin, aujourd’hui hôtel Maybourne, fait l’objet d’une plainte pénale qui se tiendra mardi 18 mars 2025 au matin à la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nice pour suspicion d’infractions aux règles de l’urbanisme et de l’environnement suite aux travaux titanesques effectués sur la falaise et en encorbellement.


Situé au sommet de la falaise spectaculaire qui domine la baie de Monaco, Beausoleil et Roquebrune Cap Martin, sur un site sensible bénéficiant de multiples classements : « Espace sensible de la bande côtière à préserver » de la DTA, « Grand cadre paysager »avec toutes les falaises d’Eze à Menton, site Natura 2000 des »Corniches de la Riviera », sites inscrits « Littoral de Nice à Menton »,Zone Spéciale de Conservation (ZSC) Natura 2000au titre des espèces animales et végétales qu’il abrite, etc…).Et pourtant, malgré toutes les mesures des plus hautes protections, les travaux effectués ont définitivement sacrifié le site, et les espèces protégées qui y demeuraient.

Question : que vaut la protection d’un site classé au regard d’intérêts financiers privés ?
Comment en est-on arrivé là ?

Le petit hôtel de quelques chambres des années 20,est devenu le Vista Palace dans les années 60, grand hôtel de luxe, avec une extension supplémentaire dans les années 80 malgré l’avis défavorable de l’Architecte des Bâtiments de France.
En 2014, dépôt de bilan du Vista Palace et rachat par la SEDH, appartenant à l’ancien émir du Qatar, avec un nouveau projet hôtelier et en 2016 un nouveau permis de construire est accordé de près de 9.500 m2 supplémentaires (qui aboutira même en 2022 à un dépassement de 1.200 m2 dont une partie en zone rouge urbanistique).

Mais la falaise a été fragilisée, et une étude géotechnique a conclu en 2016 qu’elle présente désormais des« aléas de rupture très élevés », et donc un risque important pour les riverains qui demeurent en contrebas.

Durant l’été 2017 le nouveau projet hôtelier est soumis à enquête publique, mais comme d’habitude avec les vacances estivales, seules les administrations, le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel et quelques associations ont déposé des avis.

Bien que le contrat de vente stipulait que le repreneur devait assumer les travaux de confortement de la falaise pour assurer la sécurité des riverains habitant en-dessous, et qu’aucun creusement de la roche ne devait se faire avant l’achèvement des travaux de consolidation de la falaise, les travaux ont démarré en 2017 sur la falaise sans que la sécurité des riverains ne soit assurée et que ni la protection des espèces et des habitats. En 2018 et 2019 des travaux de confortement de la falaise continueront, sans que l’autorisation de ces travaux soit conforme à la règlementation d’après l’ADIFE (association de défense des intérêts des riverains). Ces travaux ont notamment consisté à poser 58 volumineuses têtes de tirants représentant le coulage de 2000 tonnes de béton, autorisations qui seront régularisées mais après la pose !

Alerté par des riverains, des associations et Marie Christine Franc de Ferrière ancienne conseillère municipale de RCM, le préfet Georges-François Leclerc émet en février 2017 un arrêté de dérogation à l’interdiction de destruction, de perturbation, et d’altération d’habitats d’espèces animales et végétales protégées, qui reconnaît que les travaux ont induit « une perte d’habitats vitale et de chasse (…) de 6 reptiles protégés ; (…) de 3 oiseaux protégés ; de chiroptères (en gîte) non quantifiable, destruction (…) en falaises et cavités, destruction d’habitats (…) de 13 espèces de chiroptères bénéficiant des plus fortes protections ; destruction totale de 2 espèces végétales protégées », mais qui estime au final que« l’argent mis en termes de compensation ERC vise à une absence de perte nette, voire à un gain de biodiversité … »,

Notre association FNE06 s’était déjà indignée dans un article publié par Nice Matin en février 2021, contestant l’arrêté du préfet car le protocole ERC envisagé n’a abouti qu’à justifier des dégâts commis en infraction aux règlements. D’autant que les obligations environnementales que la SEDH devait assumer,tel que prévu par le document d’enquête publique de 2017 ont tout simplement été balayées et il a été établi que 14 espèces de chiroptères identifiées sur le site ont perdu leur habitat et ne reviendront pas.
Ces dégâts majeurs ayant été commis par non-respect des prescriptions initiales, nous demandons aux autorités compétentes qu’a minima le protocole ERC soit revu à la hausse en ce qui concerne son financement et la durée du suivi sur site, en particulier pour tout ce qui concerne les chiroptères.
Quant à l’instabilité de la falaise et l’aggravation des risques pour les riverains ?

NON À L’AGRANDISSEMENT DE L’AÉROPORT DE NICE !

Complément à l’étude d’impact de l’aéroport de Nice

Notre association mène depuis plusieurs années maintenant une action juridique contre l’extension du terminal T2 de l’aéroport de Nice.

Dans ce cadre précis, nous avons obtenu que le préfet des Alpes maritimes signe l’acte pour refaire l’enquête publique comme l’avais exigé la Cour administrative d’appel de Marseille : arrêté préfectoral « DDTM-SAUP No 2024- 1 224 portant organisation d’une enquête publique complémentaire relative à une mesure de régularisation du permis de construire portant extension de l’aérogare (T2) de l’aéroport de Nice Côte d’Azur sur la commune de Nice.
Cette nouvelle enquête publique se déroulera du 30 novembre au 14 décembre 2024.
L’enquête publique complémentaire est prolongée jusqu’au vendredi 27 décembre à 16h30. (Voir)

Nous vous engageons vivement à participer à cette enquête et y apporter votre contribution par cette action vitale pour la Ville de Nice, comme pour l’ensemble du territoire.

Le lien ci-dessous vous permet d’y accéder :
Par les services de l’Etat (mis à jour le 29/11/2024 :
https://www.alpes-maritimes.gouv.fr/index.php/Publications/Enquetes-publiques/Nice-regularisation-extension-de-l-aerogare-T2
Vous y trouverez tous les documents de l’enquête.

Complément à l’étude d’impact de l’aéroport de Nice (dossier technique complet) :
https://fne06.org/wp-content/uploads/2024/11/Complt_Etude_impact-EIC-420812r.pdf

Avis délibéré de la Mission régionale d’autorité environnementale Provence-Alpes-Côte d’Azur :
https://fne06.org/wp-content/uploads/2024/11/MRAE-PACA-avis-2024-aeroport-Nice.pdf

La position de FNE et son action en justice :
https://fne06.org/wp-content/uploads/2024/11/NON-a-lagrandissement-de-laeroport-de-Nice.pdf

N’hésitez pas à diffuser autour de vous et au niveau de vos propres adhérents afin d’obtenir le maximum de participation à cette enquête publique pour y donner vos avis et commentaires.
Merci pour votre soutien et votre engagement.

UN SITE RECONSTRUIT POUR FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT ALPES-MARITIMES

FNE 06 est une association loi 1901 dont l’objectif est de fédérer les associations de protection de la nature et de l’environnement dans le département.
Elle est membre du mouvement France Nature Environnement, composé de salariés, de bénévoles et de 3500 associations qui agissent partout sur le territoire français où la nature à besoin de nous.

FNE 06 est la porte parole du mouvement citoyen et associatif du département face aux enjeux environnementaux. Elle agit en collaboration avec un puissant réseau d’associations locales en coordonnant leurs actions sur des sujets fondamentaux liés à la terre, à l’air et à l’eau.

France Nature Environnement Alpes-Maritimes 
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Tel.  06 60 11 77 62
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Site : https://fne06.org/

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